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Daniel Rovira, Les Echos 20/06/17

Accroître l’harmonie, la cohésion, l’agilité des équipes, attirer et fidéliser les talents. Pour relever ces défis, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à miser sur les dispositifs favorisant le bien-être au travail.

On pense trop souvent que le bien-être au travail est une problématique qui impacte surtout les jeunes générations arrivant dans les entreprises du numérique, mais, en ce domaine, l’attente est universelle, quels que soient le travail considéré ou la taille de l’entreprise », constate Stéphanie Chasserio, enseignant-chercheur à Skema Business School. Les entreprises mènent de plus en plus d’actions pour accroître le bien-être et certaines vont même jusqu’à recruter des « chief happiness officers » (CHO), des « responsables du bonheur au travail ». Une démarche qui fait s’interroger sur la notion de bonheur, qui, pour certains, relève davantage de la sphère privée.

« Au terme “bonheur” plutôt subjectif, je préfère ceux de “qualité de vie”, de “bien-être au travail”, qui font plus référence à l’harmonie des équipes, à la convivialité, à la qualité de l’environnement de travail et au sens de son travail », précise Alain André, directeur de la prévention et de la qualité de vie au travail chez Orange. Cette analyse est partagée par Florent Voisin, responsable qualité de vie et santé au travail du spécialiste du cloud OVH, basé à Roubaix. « Au coeur du bien-être au travail, il y a le sens du travail, l’autonomie, la bienveillance, les relations avec les collègues. Dans les entreprises, les projets doivent avancer vite, il faut de l’agilité dans les équipes et cela n’est possible que s’il y a une vraie cohésion, un esprit collectif. C’est donc fondamental de parvenir à créer du lien.

Si les leviers pour accroître le bien-être au travail ne manquent pas, il ne faut pas oublier les fondamentaux. « La qualité de vie au travail commence par le travail lui-même, le salarié doit pouvoir comprendre son rôle, le sens de son travail. En mettant en place un management participatif, une organisation responsabilisante laissant autonomie et possibilité de s’exprimer, le dirigeant montrera qu’il veille aussi à cette dimension essentielle du bien-être au travail », conclut Stéphanie Chasserio.

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/thema/030382984838-le-bien-etre-au-travail-incite-les-salaries-a-sengager-2095725.php#Hm5E0AucPBCSZdlF.99

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